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Ratatchock du dimanche soir…ou d'un autre soir

Rata du dimanche soir - Vanessa Romano-Photographe et styliste culinaire-

 

 

Le ratatchock du dimanche soir n’est pas une institution ici.

J’aurais pu vous faire croire à une vieille tradition familiale, une recette transmise sous le manteau de mère en fille, mais il n’en est rien, alors, …

Voici tout de même sa définition, tirée de mon dictionnaire très personnel à moi : 

Le ratatchock du dimanche soir peut également être le ratatchock du mardi soir ou bien le ratatchock du jeudi midi.

Il a la souplesse du chat car il s’adapte à toutes les situations et a sa faculté de retomber sur ses pattes car le ratatchock ne déçoit jamais.

Il a également la fantaisie d’une nouvelle amour et surprend toujours !

Enfin, il a l’âme d’une mère nourricière et sait rassasier les appétits des petits gnous (et des grands aussi !).

Bref, vous l’aurez compris, un ratatchock n’est jamais le même et pourtant, il reste un ratatchock !

Souvent les filles me demandent ce que nous allons avoir pour dîner… l’hiver, la plupart du temps, la réponse est : « Une soupe ! ». Résignées, elle ne font même plus la moue.C’est leur destin.

Parfois, le réponse est : « Un ratatchock », et là, elles savent qu’elles ne peuvent plus lutter :  je vais réussir à leur faire manger ce que je veux, pour peu que ce soit coupé en petits morceaux méconnaissables !

Oh, elles demandent bien ce qu’il y a à l’intérieur…et je leur réponds : « Vous devinerez ».

Catastrophées, elles s’attendent alors au pire du pire, voire au « plus pire » : concombre, poivrons, avocat, marrons…

Et oui, les jours de ratatchock ne sont pas joyeux pour la basse classe !

 

Par contre, pour la cuisinière que je suis, je trouve ces jours-là réjouissants ! Et hop, fini le petit paquet de lentilles corail, et zou, terminado le reste de riz cuit, une courgette, un concombre qui fait la gueule (ha ha ha !!), de l’ail, des échalotes, des épices, un peu d’eau  et même le reste de lait de noisette !

Telle une tornade, le ratatchock fait le vide dans les placards et les frigos, et remplit des estomacs plutôt soulagés de voir que c’est mangeable et parfois même bon !!

 

Mais Trèves de sottises, ce soir-là, le ratatchock était composé de : 

1 oignon

1 gousse d’ail

2cs de pulpe de tomate qui restait du jus de tomate fait à l’extracteur…( ou une cs de concentré de tomate)

1/2 paquet de fèves pelées et congelées de chez Picouille

1 courgette

1 aubergine

un reste de riz et de sarrasin cuit

30cl de jus d’agneau congelé après un gigot de 7 heures

huile, sel, eau

1 poignée d’épinards

 

Et voilà le travail !

Pour la façon, c’est comme vous voulez, mais de mon côté, je fais revenir l’ail et l’oignon en brunoise dans un filet d’huile et un peu de sel, j’ajoute la pulpe de tomate pour la faire cuire un peu, puis, les fèves, la courgette et l’aubergines coupées en dés, je verse un verre d’eau et je couvre pour 10 minutes de cuisson.

Puis, j’ajoute le jus d’agneau, du cumin et du raz-el-hanout, je sale.

Et enfin, le riz et le sarrasin cuits, puis, au moment de servir, les épinards.

 

 

Et roule ma poule ! Une platée et au lit !!

 

 

Alors, si d’aventure, demain, vous vous adonnez au ratatchock, j’aimerai bien savoir comment vous l’avez machiné ! Hein, vous me direz ?!

 

Et après de telles calembredaines, il n’est pas décemment possible que j’écrive une phrase du jour un peu zen et pleine de sens…non, n’insistez pas, ce serait indigeste !

 

A bientôt,

Vanessa

 

 

 

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