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Macérât huileux de calendula

En ce moment, c’est la pleine saison pour réaliser un macérât huileux de calendula ! Cette préparation est simple à réaliser et permet de préparer une huile douce et apaisante pour le corps et le visage. Le plus long sera de laisser la macération se faire.

photo d'un Macérât huileux de calendula
Macérât huileux de calendula

J’ai commencé à faire du macérât huileux l’année dernière. En voyant toutes ces fleurs de calendula (ou souci) pousser dans notre nouveau jardin sans que nous les ayons plantées, je me suis intéressée à elles et à ce qu’on pouvait en faire.

J’aime beaucoup la botanique, même si je suis totalement néophyte.

Quand j’ai vu qu’on pouvait en faire une huile de calendula super bonne pour la peau, je me suis dit que je ne risquais rien à essayer.

Je me suis renseignée, j’ai lu des tas et des tas d’articles et je me suis lancée.

Le résultat est une belle huile orangée que je mets sur ma peau matin et soir à la place des crèmes du commerce.

J’avais déjà l’habitude d’utiliser de l’huile d’olive contenant un mélange d’huiles essentielles mais depuis, j’ai totalement abandonné les huiles essentielles pour cet usage et je soigne ma peau avec le plus naturel et le plus simple des cosmétiques.

Alors, même si aujourd’hui, ce n’est pas une recette de cuisine que je vous ai préparée, j’espère que vous allez apprécier et cela vous donnera peut-être envie de vous lancer vous-aussi.

Cela dit, les ingrédients pourraient sans doute faire partie d’une recette de cuisine…

Laissez-moi vous en dire plus !

Qu’est-ce que la calendula ?

Le calendula ou autrement appelé souci (Calendula officinalis) est une plante annuelle qui pousse plutôt spontanément dans les jardins et se ressème facilement et sans aucun effort à fournir.

Ses graines ont tendance à s’accrocher aux vêtements et sans doute aux poils des animaux, elles sont de plus très légères, ce qui fait que le vent s’en donne à coeur joie pour les disséminer partout dans le jardin.

C’est une plante qui fleurit de fin février (sur la Côte d’Azur) jusqu’aux grosses chaleurs de l’été (chez moi). Autant dire plusieurs mois de fleurs orange vif !

Résistante aux froids, chaque année, nous en avons encore plus dans le jardin et je retrouve des plantes dans tous les coins.

Quels sont les bienfaits du calendula ?

On se sert de longue date de ses qualités en médecine traditionnelle.

Le calendula est en effet :

  • Anti-inflammatoire
  • Anti-allergique
  • Anti-oedémateux
  • Anti-oxydant
  • Anti-viral
  • Anti-tumoral
  • Calme les spasmes
  • Booste l’immunité
  • Fait baisser le cholestérol
  • Nourrissant
  • Cicatrisant
  • Régénérant cutané
  • Anti-bactérien
  • Anti-septique

Si, comme moi, vous êtes intéressés par cette plante et ses vertus, je vous encourage à lire l’article sur le souci chez Wikipédia ou sur Passeport Santé. C’est vraiment une plante passionnante et je comprends mieux ma réticence à les virer du jardin pour mettre une pelouse bien ordonnée…

Photo de Cueillette des fleurs de calendula
Cueillette des fleurs de calendula

Comment utilise-t-on le calendula ?

On le trouve généralement sous la forme de crèmes, de teintures mères, d’huiles. On peut le consommer en infusion également.

Le souci est utilisé en cosmétique pour ses propriétés adoucissantes, régénérantes et apaisantes.

C’est la crème pour les fesses des bébés !

Il est principalement utilisé pour soigner les coups de soleil, l’eczéma, le psoriasis, l’acné, les brûlures légères et les piqûres d’insectes.

Les infusions ou la teinture mère permettent de calmer les troubles digestifs ou les douleurs des règles.

Le calendula est utilisé comme colorant alimentaire et comme plante tinctoriale. On obtiendra alors un jaune assez pâle.

En cuisine, on peut consommer les boutons en les faisant mariner au vinaigre (je n’ai pas essayé). On peut également parsemer ses plats de pétales tout simplement.

Comment faire un macérât huileux de calendula ?

Le macérât huileux est tout simplement une infusion de plantes faite dans de l’huile végétale.

Il existe plusieurs façons de le faire et plusieurs écoles.

Séchage des fleurs :

Certains utilisent des plantes fraîches et d’autres utilisent des plantes sèches arguant que l’eau contenue dans les plantes fraîches pourrait entraîner de la moisissure dans le macérât.

Pour ce qui me concerne, j’ai laissé sécher les fleurs de soucis dans un panier très aéré jusqu’à ce qu’elles me semblent bien sèches. Il faut en effet s’assurer que le cœur de la fleur est sec en simplement ouvrant une fleur en deux et en touchant avec votre doigt si ça vous semble encore humide ou pas.

Pour ce qui concerne la cueillette, je l’étale sur plusieurs jours. Je passe couper des fleurs tous les midis quand il n’y a plus d’humidité de la nuit sur elles et je ne les coupe pas toutes tous les jours. J’en prélève un tiers environ chaque jour afin d’en laisser aux insectes (bien que les abeilles ne semblent pas les butiner).

Chaque jour, de nouvelles fleurs éclosent, et en fait, ce n’est pas vraiment un problème même si on en prélève plus.

Je fais sécher au soleil ou dans la chaufferie si le temps est maussade.

photo de Fleurs de calendula séchées
Fleurs de calendula séchées

Selon les plantes, on utilise certaines parties. Pour le macérât de calendula, on utilise la fleur entière.

Choix de l’huile végétale :

Pour le choix de l’huile, certains utilisent de l’huile de tournesol bio, d’autres utilisent de l’huile d’olive (bio également pour éviter d’ajouter des pesticides sur sa peau).

Pour le premier macérât de calendula que j’ai fait l’année dernière, j’ai utilisé de l’huile de tournesol et j’ai trouvé que cette huile avait ranci plus rapidement que l’huile d’olive que j’avais utilisée par la suite pour faire du macérât de lavande.

Mon choix se porte donc dorénavant sur l’huile d’olive.

Macération :

Concernant le temps de macération, cela dépend vraiment des plantes et de leur épaisseur.

En règle générale, on laisse macérer entre trois semaines et un mois.

Pour ce qui concerne la macération en elle-même, certains sont partisans de laisser macérer les plantes au soleil, d’autres préfèrent les laisser macérer en les ayant protégées du soleil. C’est-à-dire qu’ils mettent le bocal ou la bouteille dans un papier opaque puis le ou la placent au soleil.

Ce que j’ai fait la première fois pour cette huile au calendula, c’est que j’ai mis les plantes sèches et l’huile dans un bocal fermé et emballé dans un sac papier pour les légumes (un sac en papier kraft marron clair).

J’ai posé le tout au soleil pendant trois semaines en remuant une fois par jour le bocal afin que des fleurs séchées qui pourraient surnager ne moisissent pas.

Ce que je vais faire pour la prochaine fournée et c’est ce que j’ai fait cet été pour l’huile de lavande, c’est de mettre le bocal sur la terrasse mais à l’ombre, de façon à ce que les plantes ne soient pas abîmées par le rayonnement direct du soleil, mais bénéficient quand même de la lumière et de la chaleur.

Après, je ne sais pas vous dire quelle méthode est la plus efficace et celle qui donne les meilleurs résultats. Il faudrait pour cela faire faire des analyses en labo.

C’est donc à la lecture de plusieurs sites et de plusieurs blogs (notamment le site Althéa Provence) que j’ai peaufiné cette méthode qui me semble pas mal.

Au bout du mois de macération, il faut simplement passer l’huile qui est contenue dans le bocal pour retirer les fleurs séchées.

Je n’ai pas jugé nécessaire de filtrer avec un filtre plus fin qu’une passoire fine de cuisine.

J’ai remis l’huile dans un bocal avec un entonnoir.

Ensuite, j’ai fermé le bocal et je l’ai placé dans un placard de la salle de bain.

Pour l’utiliser, je remplis une petite bouteille en verre avec un entonnoir et j’utilise ce contenu.

photo de Fleurs de calendula
Fleurs de calendula

Comment j’utilise ce macérât huileux de calendula ?

Je l’utilise de manière très simple en fait.

Tous les jours, après la douche, je prends un peu d’huile calendula (ou de lavande suivant ce que j’ai à disposition) et j’en passe sur mon visage et sur mon corps.

En fait, après la douche, avec l’humidité que l’on garde sur la peau, l’huile forme une micro émulsion (qu’on ne voit pas à l’oeil nu et qu’on ne sent pas sous la main) qui fait que l‘huile pénètre rapidement, nourrit et hydrate la peau de manière assez étonnante.

Les meilleurs résultats sont ceux que j’obtiens en le faisant tout de suite après m’être séchée.

Si jamais, je prends plus de temps et que ma peau est trop sèche, je mouille mes mains afin de reproduire ce phénomène.

Cela fait plus d’un an que j’utilise ce macérât et un autre à base de lavande et, vraiment, je trouve ça assez extra.

C’est imbattable niveau prix, plus bio et naturel… c’est difficile, plus slow cosmétique et respectueux de l’environnement, … bref que des qualités.

Concernant la peau en elle-même, je n’ai plus jamais la peau sèche.

La peau est légèrement parfumée par le macérât (plus celui de lavande que celui de calendula).

La peau est bien hydratée et cela suffit en été. Je mets tout de même une crème hydratante en plus en hiver sur le visage au moment de sortir, mais rien de plus sur le corps.

Par ailleurs, le fait de masser un peu son visage pour faire pénétrer l’huile apporte aussi tout un tas de bienfaits et je vous conseille d’aller voir le site de Delphine Langlois et son Instagram pour glaner des conseils et des massages à faire régulièrement.

photo de Panier de fleurs de calendula avant séchage
Panier de fleurs de calendula avant séchage
recette de macérât huileux de calendula

Macérât huileux de calendula

Type de plat: Accompagnement
Cuisine: Française
Temps de préparation: 30 minutes
Temps de cuisson: 0 minutes
Repos: 30 days
Portions: 1 bocal
Voici une recette très simple et ancestrale pour bénéficier des bienfaits du calendula
Imprimer la recette Epingler

Ustensiles

  • un panier en osier
  • Un bocal
  • une passoire fine
  • Un sac en papier
  • Un entonnoir

Ingrédients

  • 1 bocal fleurs de calendula séchées
  • 1 bocal huile d'olive

Instructions

  • Cueillez les fleurs de calendula à votre rythme soit en une journée, soit un peu chaque jour.
  • Pour cela, coupez les fleurs sous leur capitule avec une paire de ciseaux.
  • Placez-les dans un panier en osier très aéré au niveau de son tressage et faites-les sécher au soleil ou dans une pièce chaude (ou sur un radiateur, près d'une cheminée, …).
  • Assurez-vous que les fleurs sont bien sèches en coupant une en deux et en la touchant.
  • Quand vous avez la quantité voulue de fleurs séchées, mettez-les dans un bocal propre.
  • Versez de l'huile d'olive de manière à recouvrir entièrement les fleurs.
  • Fermez le bocal et placez-le dans un sac papier (comme les sacs en papier des fruits et légumes) au soleil. Sinon, placez-le sur une terrasse à l'ombre, mais cette terrasse doit quand même être chaude…
  • Mettez une petite assiette en dessous au cas où de l'huile coulerait.
  • Le lendemain, ouvrez le bocal et remettez de l'huile car les plantes en auront sans doute absorbé. Fermez de nouveau et replacez le bocal à sa place.
  • Les premiers jours, ouvrez un peu le bocal de manière à faire sortir de l'humidité potentielle, puis, fermez-le et remuez-le un peu afin qu'il n'y ait pas de fleurs en dehors de l'huile. Rajoutez de l'huile si nécessaire.
  • Ensuite, pensez simplement à remuer le bocal une fois par jour.
  • Au bout de 3 semaines – 1 mois, récupérez le bocal, ouvrez-le et filtrez l'huile en utilisant une passoire fine posée sur un saladier.
  • Laissez s'écouler au moins une journée car il reste de l'huile dans les plantes. Pressez un peu avec vos mains propres afin d'assécher les fleurs.
  • Quand vous constatez qu'il n'y a plus d'huile qui s'écoule, jetez les fleurs et transvasez le macérât huileux dans une bouteille ou un bocal en verre propre.
  • Etiquetez et conservez dans placard.
Vous avez testé cette recette?Mentionnez @vanessa_romano_photographe ou tagguez là #vanessacuisine sur Instagram!

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